C'est ce dimanche 19 janvier 2020, dans sa 70ème année (officiellement) que se plaignant de quelques malaises, Allah Thérèse est conduite à l’hôpital général de Djekanou, dans le centre du pays. Malheureusement, la maladie aura raison de la chanteuse, qui va rendre l'âme autour de 23 heures.

Une carrière longue et remplie

Chanteuse traditionnelle et cantatrice Baoulé, le chemin de Allah Thérèse rencontre celui de l'accordéoniste Béhibro N’Goran dit N'goran la loi dans les années 1950. C'est le début d'une histoire d'amour et surtout d'une longue carrière musicale. Allah Thérèse et son mari N'goran la Loi se produisent ensemble. De sa voix unique, elle chante pendant que son époux l'accompagne en jouant à l'accordéon.

En 1956, le couple produit sa première œuvre « Ahoumo N'Seli ». Cet album va lui attirer les faveurs du Président Félix Houphouet-Boigny. Suivront ensuite cinq autres albums dont le dernier en date, intitulé « Doumi » va paraître en 2005.

Le 24 mai 2012, pour couronner toute son œuvre, Allah Thérèse  reçoit la distinction de Chevalier de l’Ordre du Mérite ivoirien.

En 2015, celle qu'on surnomme la mémé reçoit des mains du Président Alassane Ouattara, une villa de 18 millions et une enveloppe de 5 millions.

Fin d'une symphonie

En mai 2018, le 20 précisément, N'Goran la Loi décédait  à Konankokorékro à 10 km de Toumodi, laissant ainsi Allah Thérèse (avec qu’il n'aura pas eu d'enfants) toute seule. Le choc est si grand que la cantatrice décide de s'éloigner de la scène.

Deux années après, voici que Allah Thérèse nous quitte à son tour. Avec le décès donc de la cantatrice reconnue pour sa voix particulière, son style vestimentaire atypique et surtout sa célèbre coiffure appelée « Akôrou Koffié », c'est la fin d'une symphonie.

Allah Thérèse aura été un modèle de vie et de longévité dans le milieu culturel.
 

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