Cette semaine, la question de la labellisation a secoué la toile ivoirienne. Il était question d’une prétendue labellisation de « l'attiéké made in Burkina-Faso ». La polémique a enflé jusqu'à faire réagir le ministère du commerce de Côte d'Ivoire. Mais qu'est-ce que la labellisation ?

La labellisation est un processus qui est effectué par un organisme public national ou international, qui procède à une analyse selon des critères de qualité, de propriétés, et attribue ou non cette labellisation.

La labellisation, une garantie de qualité

Labelliser un produit consiste à lui attribuer une marque, une étiquette en vue de garantir sa qualité. Une fois labellisé, ce produit est réputé conforme aux normes définies par l’organisme qui lui a attribué cette labellisation. Il va s'en dire que le produit gagne en crédibilité. Dans le cadre commercial par exemple, la labellisation peut ouvrir la porte à d’autres marchés.

Labelliser pour protéger

La labellisation permet également de situer clairement les propriétés intellectuelles d'un produit, d'une procédure, d'un environnement et donc de le protéger contre les éventuelles usurpations.

En Afrique, il existe un organisme qui se charge de la labellisation, il s'agit de l'Organisation Africaine de la Propriété Intellectuelle (OAPI). C'est un organisme intergouvernemental qui regroupe dix-sept États africains, qui est chargée de protéger de manière uniforme les droits de propriété intellectuelle sur les territoires de ces États. Elle procède de ce fait par la délivrance de titres de protection des droits de propriété industrielle. Elle intervient dans le domaine des brevets, des marques, des noms commerciaux, des indications Géographiques, des dessins ou modèles industriels.

Labellisation ou pas labellisation ?

Dans le cadre de l’affaire qui a secoué la toile ivoirienne, il s’agit de l’indication Géographique qui était impliqué. En effet, il avait été annoncé qu’une entreprise burkinabé a reçu un prix sur la base d’une labellisation du semoule de manioc appelé attiéké. A cet effet, le ministre du commerce s’est prononcé : « l’appellation « Attiéké » a fait l’objet d’un dépôt auprès de l’Organisation Africaine de la Propriété Intellectuelle (OAPI) sous la forme d’une Indication Géographique Protégée (IGP) ».

En fin de compte, l’information de labellisation de l’attiéké par une entreprise burkinabè a été démentie, selon un communiqué du ministère du commerce de Côte d’Ivoire.  

 

 

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