Très peu de personne savent que la dote était interdite par la législation ivoirienne depuis 1964.  En effet, l'article 20 de la loi N° 64-381 du 7 octobre 1964 la proscrivait. Désormais, cet article a été abrogé par la nouvelle loi adoptée en juin 2019.

La dot, une tradition proscrite mais pratiquée

La dot ou mariage traditionnelle est une cérémonie au cours de laquelle l'un des futurs époux apporte des biens en nature et ou en espèce à la famille de l'autre, afin d'avoir le consentement de la famille et procéder à leur union. De plus en plus, elle devient une cérémonie célébrée en grandes pompes. Ce qu'il faut savoir c'est qu'en Côte d'ivoire, elle était jusque-là interdite par la loi.

La loi stipulait que « l’institution de la dot, qui consiste dans le versement au profit de la personne ayant autorité sur la future épouse, par le futur époux ou la personne ayant autorité sur lui, d’avantages matériels conditionnant la réalisation du mariage traditionnel, est immédiatement abolie ». Ainsi, procéder à la fixation de la dot était un acte passible de poursuites. Des dispositions avaient même été prises par le législateur pour sanctionner les contrevenants. Mais dans la pratique, la réalité était tout autre.

Une interdiction finalement levée

Cet article de loi a finalement été abrogé. L’article 104 de la nouvelle loi promulguée par le Président Alassane Ouattara, précise que « la présente loi abroge la loi n° 64-375 du 07 octobre 1964 relative au mariage modifiée par les lois n° 83-800 du 2 août 1983 et n° 2013-33 du 25 janvier 2013 et la loi n° 64-381 du 07 octobre 1964 relative aux dispositions diverses applicables aux matières régies par la loi sur le mariage et aux dispositions particulières applicables à la dot ». Il faut simplement retenir que la dot n'est plus interdite par la loi ivoirienne.

Les fervents défenseurs de la dot ne pourront que se réjouir de cette nouvelle même si elle ne change pas grand-chose. Là où le débat fera rage, c'est peut-être au niveau de la cérémonie sur de laquelle l'on doit miser gros au niveau des dépenses, entre la dot (mariage traditionnelle) et le mariage civile. C'est là une toute autre affaire.

 

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