D'un capital  de 60 000 F CFA à des plusieurs  millions de F CFA de chiffres d'affaires, Ben Aziz Konaté est un jeune entrepreneur ivoirien que rien n'arrête. Contre vents et marées, il a réussi à transformer sa petite ferme en une unité de production, de transformation et de commercialisation de produits avicoles.

25 ans, titulaire d’une Licence en Comptabilité - Finance et d’un Master en Management des Affaires, Ben Aziz Konate est un jeune ivoirien chef d’entreprise. Leader née, Ben s’impose grâce à son charisme et à son leadership  très tôt. 


«  Au collège, j’ai été un élève moyen, mais j’ai toujours été chef de classe, président du conseil scolaire parce que j’aime diriger et mon leadership est naturel » a-t-il confié.


C’est sans grande  surprise que de chef de classe Aziz Konaté est le promoteur de la Ligue des jeunes Entrepreneurs de Côte d’Ivoire. Prix du  Business Plan Compétition (BPC), Prix national d’Excellence du meilleur Chef d’entreprise catégorie jeune de Côte d’ivoire, Prix Tony Elumelu et Prix Anzisha sont autant de trophées disponible dans la bibliothèque de succès de Konaté. Mais avant tout ce succès, notre jeune millionnaire a connu des moments à la fois sombres et éprouvants. 


Comment nait l’entreprise de Ben Aziz Konaté ?

D’un programme télé naît une entreprise qui fait environ plus de trente (30) millions de chiffre d’affaires aujourd’hui. 


« L’idée est partie d’un documentaire dans lequel j’ai vu que la Côte d’Ivoire continue d’importer de la volaille et je me suis dit qu’il y avait quelque chose à faire dans ce secteur. Je suis parti avec ce qui se rapprochait le mieux de moi et c’est une entreprise dans l’agro-alimentaire. Mais il fallait bien commencer par un produit et mon choix s’est porté sur le poulet parce que c’était le produit qui m’était le plus accessible.»

C’est ainsi que Ben entreprend des recherches et se forme sans débourser d’énormes moyens afin d’être productif au maximum.


« Je me suis renseigné sur le marché, j’ai fait des recherches sur internet et j’ai appris auprès de ceux qui le faisaient déjà. Ensuite je me suis appuyé sur les faiblesses de celui qui est aujourd’hui mon concurrent direct Coquivoire pour débuter mes activités » dévoile  Ibrahim Ben Aziz Konaté.


Ce dernier affirme avoir commencé avec la somme de  60.000 F CFA pour lancer son business. En effet, n’ayant aucun soutien financier, le jeune entrepreneur a dû se résoudre à vendre des ignames au marché dans les communes d’Adjamé et de Bingerville. Finalement, grâce à un job d’aide-maçon, Ben Aziz arrive à épargner 60 000 FCFA. Ce montant était une énorme somme à l’époque pour lui. Mais le devis qu’il reçoit auprès de ses formateurs était une mine d’or comparé à son capital propre.  Il fait donc appel à la sagesse de son esprit :

« On me fait un devis de deux millions pour commencer la production. Je trouve que ce devis est élevé et je le réduis à 60.000 F CFA parce que j’ai vite compris qu’il fallait juste acheter un carton de poussins et trois sacs d’aliments. Pour le bâtiment, j’ai pris les normes sur internet. Etant à la maison, je prends des briques que j’entrepose et je mets une bâche noire sur le sol sans ciment. C’est comme ça que Volaille d’Or a commencé. »

Ben Aziz était heureux d’avoir réussi d'un premier coup  sa ferme. Il programmait même les premières ventes. Mais un visiteur inattendu et audacieux le ramène vite sur terre.

« Après 21 jours,  un chien s’est introduit une nuit dans le semblant de cage que j’avais conçu et a mangé la moitié des poussins ».

Pour un premier essai, ce fut un échec; ce qui bien évidemment ne l’empêche pas de continuer. De fil en aiguille et malgré les obstacles, Ben Aziz a continué à travailler et aujourd’hui il est classé parmi les plus jeunes entrepreneurs bâtisseurs de l’économie ivoirienne. L’entreprise « Volaille d’Or » embauche plus d’une certaine de jeunes.

ben aziz konate


Ben Aziz, une source de motivation


Entre conférences dans les grandes écoles et dans les cérémonies de partages d’expérience, Ben est déterminé à transformer les jeunes ivoiriens en millionnaires. C’est ainsi qu’il se sent dans l’obligation morale d’impacter la vie d’autres jeunes entrepreneurs comme lui. A cet effet, il a offert 100 bourses à 100 jeunes entrepreneurs dans la commune de Bingerville.  Justifiant son geste, Ben affirme que :

« Ces bourses permettront à 100  jeunes d’avoir de l’expérience professionnelle. Je comprends que beaucoup de jeunes ont du mal à entreprendre. Je suis entré dans un domaine professionnel où je me sens très bien. Pourquoi ne pas donner à d’autres jeunes la possibilité de faire comme moi et être autonomes demain ? C’est mon objectif. Je suis prêt à apporter à ces 100 jeunes toute la formation, tout le suivi et l’encadrement nécessaires aux normes de Volaille d’Or. Je vais les aider à avoir leurs fermes, à s’installer et quand ils auront leurs produits, je vais les aider à tout faire écouler. C’est mon domaine, je connais très bien mon métier, et je m’engage à sortir ces jeunes du chômage ».


Volaille d’or, un avenir en or


Entre vision et optimisme, Ben Konaté a transformé sa petite ferme en unité plus importante. En effet, il a mis en place de nombreux points de revente dans plusieurs villes du pays. Aussi, il produit les volailles et les transforme en repas chaud grâce à son fastfood dénommé « doux ». Étant défenseur et promoteur des entreprises jeunes ivoiriennes, Ben collabore avec de nombreux entrepreneurs. Volaille d’Or se positionne alors pour être la troisième entreprise nationale de commercialisation de volailles aux côtés des deux grandes qui existent déjà. Comme quoi l’avenir de volaille d’or sera sublime et doux comme ses plats de poulets panés.
Nous comptons les années avec Ben Aziz car il ambitionne faire son premier milliard à l’âge de trente (30) ans.

doux

 

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