Diplômé en beaux-arts et en arts industriels de l’Université d’Uyo, John Amanam a récemment lancé son entreprise de fabrication de prothèse hypo-réaliste pour les personnes de peaux noires qui ont perdu des parties de leur corps.

Agé de 32 ans, John est un nigérian qui entre vents et marées a  cru à son projet de fabrication de prothèses hypo-réalistes. C’est ce qui tente de  relater lors d’une entrevue : 


« Je dirais que ce n’était pas facile. Je me souviens que j’ai dépensé beaucoup de mon d’argent en faisant des recherches pendant de nombreux mois. J’ai échoué plusieurs fois jusqu’à ce que je sois complètement fauché. Cependant, Je n’ai pas abandonné. J’ai dû emprunter de l’argent à quelqu’un pour continuer la recherche. J’étais trop convaincu d’y arriver. J’ai commandé des machines qui n’ont pas été livrées à temps. Quand ils sont finalement arrivés, je ne pouvais pas les utiliser parce que c’étaient des machines très sensibles. Certains se sont même abîmés. Parfois, j’étais obligé de retourner au magasin d’achat pour demander des conseils sur comment les utiliser. Dieu merci, tous les efforts que j’ai déployés dans ce domaine ont porté leurs fruits. » 

Une innovation par l’Afrique et pour l’Afrique


Des prothèses destinées à la peau blanche existent partout au monde. Des Africains noirs ont été contraints d’en porter au risque de rester incomplet. Les oreilles, le nez, les bras, les doigts, les orteils et même les jambes, John en  fait des répliques pour la peau noire. Il fabrique également des cheveux artificiels pour les personnes chauves.

John, un entrepreneur pour le bien de l’Afrique


Comme tout bon artiste, Amanam a une source d’inspiration. Peiné pas la situation des personnes amputés et voulant contribuer à leurs bonheurs, il décide de mettre en contribution son talent. Il n’a pas manqué de le signifier

 « J’ai un cousin qui se trouve être ma grande source d’inspiration. Il avait perdu ses doigts et je me demandais comment l’aider en tant que sculpteur. J’ai façonné des êtres humains au cours de ma carrière. Pourquoi ne puis-je pas mouler quelque chose qui peut être implanté dans un corps humain? J’ai commencé mes recherches et par la grâce de Dieu, j’ai découvert ceci. »


En plus de respecter la texture de la peau africaine, les prothèses de John sont à un prix accessible à tous. En effet, une prothèse coûte entre 10 000 dollars et 100 000 dollars mais chez John Amanam, les clients peuvent payer aussi peu que 688 dollars pour des jambes ou des bras artificiels et 96 dollars pour les autres parties mineures du corps.
John Amanam a l’intention d’ouvrir une usine dans l’État d’Akwa Ibom, son village natal, d’où il fabriquera les prothèses en grande quantité non seulement pour la consommation locale mais aussi pour exportation vers d’autres pays du monde.


 

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