Les réseaux sociaux ont vibré au rythme d'une affaire rocambolesque cette semaine. En effet, un compte Facebook a fait une publication dans un groupe, menaçant de publier des vidéos de nudité du Contre-Amiral Ange Kessi Kouamé. La raison est que ce dernier lui aurait promis une voiture sans respecter sa parole. Quelques temps après, l’individu derrière ce compte, la nommée Sephora Blanche Lala était entre les mains des officiers de la Brigade de recherche. 

Quelles leçons peut-on tirer de cette affaire ? 

      1- Facebook n'est pas une zone de libre-service 

Très souvent, la facilité de prise de parole que donne l'écran pousse certaines personnes à avoir des attitudes qu'elles n'auraient pas eues dans la vraie vie. Sur Facebook, il n'y a rien de plus tentant que de jouer à « qui menace le plus ». Ainsi, les commentaires sont facilement injurieux, allant parfois jusqu'à la menace de mort. Seulement, il faut garder à l'esprit que tel certaines attitudes sont répréhensibles dans la vraie vie, autant sur Facebook, et sur les réseaux sociaux en général, chaque action a ses conséquences. 

       2- Chaque individu est identifiable 

On ne le dira jamais assez, chaque individu qui se connecte à un périphérique est identifiable, voire localisable. Des structures comme la PLCC (Plateforme de lutte contre la cybercriminalité) sont dotés de moyens techniques et technologiques pour mettre la main sur une personne qui se montre coupable d'action indélicate. Il est donc inutile de poser des actions et se croire intouchable. Tout est une question de temps. 

       3- Menacer une personne est un délit 

Menacer de divulguer des informations compromettantes au sujet d'une personne (dans notre cas il 'agit de la nudité d'autrui'), est considéré comme un délit. C'est clairement une attente à une personne. A ce propos, la loi numéro 2013-451 du 19 juin 2013 relative à la lutte contre la cybercriminalité est claire : 

« Article 66 : Est puni de cinq à dix ans d'emprisonnement et de 5.000.000 à 20.000.000 de francs CFA d'amende, le fait pour toute personne de menacer commettre par le biais d'un système d'information, une destruction, une dégradation ou une détérioration de biens ou une atteinte aux personnes, lorsqu'elle est matérialisée par un récit, une image, un son, un vidéo ou toute autre donnée ».

 

Lire aussi : Loi sur la cybercriminalité : Sur les réseaux sociaux, tu es responsable de tes actions


         4- La recherche de buzz doit avoir des limites 

Au-delà de tout ce qui peut être dit, la recherche du buzz doit avoir des limites. Comme diraient certains, à trop vouloir tirer l'attention, les ennuis l'accompagnent. Lorsque les officiers de la Brigade de recherche ont interrogé Sephora Blanche Lala, elle a expliqué que son compte avait été piraté. Plus tard dans une vidéo d’excuse publiée sur Facebook, elle a affirmé n'avoir jamais connu le Contre-Amiral Ange Kessi Kouamé. Elle a ajouté avoir affirmé ces choses pour se faire connaitre et rien d'autre. Pour nécessité d'enquête, elle n'avait pas été libérée immédiatement.

C'est là l'occasion de rappeler que chaque personne est responsable de ce qu'elle publie sur les réseaux sociaux et que la loi s'applique aussi sur internet. 

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